Pix: Et les roses à Avignon, c'est les plus belles Les constantes sautes d'humeur, l'anxiété, la névrose.
Mes doigts tremblants dévoilent le stress omniprésent. Ma bouche prononce des injures regrettables. Ma spontanéité me surprend car malgré moi je dis des choses que je ne pense pas. L'insomnie rythme la nuit. Des rêves à n'y rien comprendre et des maux de tête troublent mon sommeil. Ma vie sociale se réduit à quelques sorties de plus en plus rares. Je ne trouve plus personne à qui parler puisque je ne saurais plus, je n'ai plus rien à leur dire, je n'y arrive pas. L'impression torride de perdre mon temps me pousse dans une torpeur intense qui me donne l'impression de perdre mon temps. Et c'est un éternel recommencement. Puis viens l'envie de fuir, l'envie de quitter cette vie. L'envie de tout changer mais le sentiment que tout va toujours trop lentement. Alors je compte les jours. Le passé est en moi et tout autour de moi, mais il me faut attendre, alors je compte les jours. Mais aujourd'hui les jours se comptent en semaines, les semaines en mois, et les mois en saisons. Printemps, été, automne, novembre. Alors je patiente; je me saoul à la fatigue.
Elle est contagieuse